Maïlis à Séville

Tout ce qu'il faut savoir sur la vie à Séville (tourisme, vie quotidienne, emploi, fêtes...). Récit de ma propre expérience.

04 août 2007

Les Sevici (location de vélo)

seviciDepuis l’été 2007, nous avons à Séville les SEVICI !

Ce sont des vélos en location libre, regroupés sur des bornes aux quatre coins de la ville. Le fonctionnement est le même que les VéloV de Lyon par exemple.

Il existe 2 abonnement : courte durée et longue durée.

Abonnement courte durée (1 semaine)

Coût de l’abonnement : 5 €

Coût des 30 premières minutes : gratuit

Coût de la première heure suivante : 1 €

Coût des heures suivantes : 2 €

Abonnement longue durée (1 an)

Coût de l’abonnement : 10 €

Coût des 30 premières minutes : gratuit

Coût des heures suivantes : 0,50 €

Plusieures pistes cyclables ont été aménagées dans la ville, on peut donc maintenant circuler à vélo sans difficultés !

Informations, abonnement et tarifs sur : http://www.sevici.es

Tout savoir sur les pistes cyclables de Séville : http://www.sevilla.org/sevillaenbici/

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14 mars 2007

La Semaine Sainte

La Semaine Sainte (Semana Santa) dure 8 jours, du dimanche des Rameaux (domingo de ramos) au Dimanche de Pâques (domingo de resurección), au mois d’Avril normalement.

Elle se célèbre dans de nombreuses villes d’Espagne, mais c’est à Séville qu’on la vit le plus. Des milliers de touristes du monde entier y vienent chaque année pour la voir.

Séville est une ville très religieuse, de nombreuses églises et paroisses tapissent la ville. Ferveur religieuse pour certains, tradition pour d’autre, la Semaine Sainte est un évènement important pour tous les Sévillans.

P4060041Lors de la Semaine Sainte, les confréries (cofradías ou hermandades) défilent en procession dans les rues, portant des autels (pasos) représentant la passion du Christ. A Séville, il y a 57 confréries, dont le nombre de membres varient entre quelques centaines et plus de 2000. Chacune dépend d’une église ou d’un couvent.

Chaque confrérie a un jour, une heure et un parcours attribué pour effectuer sa procession. Elles ont toutes un itinéraire propre mais elles doivent néanmoins passer par la Cathédrale.

La procession effectue son itinéraire un peu comme un cortège. Tout est calculé et ordonné il n’y a pas de moment de confusion.

Dans l’ordre viennent d’abord les Nazarins (nazarenos), portant un cierge et vêtus d’une tunique et d’une capuchon pointuP4040033 (préservant ainsi leur anonymat) appelée capirote.

Ils sont suivis par l’autel du Christ (en musique ou non). NB: la musique qui accompagne le Christ ou la Vierge est différente (entre autre, pas de cymbales pour le Christ).

penitentes_2003Ensuite, arrivent les Pénitents (penitentes), cagoulés, portant une croix, pieds nus ou en sandales.

Enfin, arrive celui de la Vierge, appelé palio.

Ces autels (pasos), qui datent pour la plupart du XVIº siècle, sont de véritables oeuvres d’art dont la valeur est inestimable. Ils représentent des scènes théâtrales du chemin de croix en grandeur nature et sont ornés de fleurs, de dorures (or et argent massif), de moulures et d’etoffes précieuses.

Des porteurs (costaleros) soulèvent et portent ces autels en bois qui pèsent plusieurs tonnes. Il faut une cinquantaine decostalero porteurs pour acheminer ces sculptures à travers la ville. Le parcours est difficile et ils doivent faire de nombreuses haltes de quelques minutes. Lors de ces haltes, le silence règne. Les passants se receuillent devant les figures, certains prient et touchent les autels, d’autres observent simplement. C’est une impression spéciale, bercée entre solennelité et recueillement, folklore et tradition. L’encent émanant de ces autels, les saetas (chants flamencos profonds décrivant la douleur de la Vierge, les plaies ou les paroles du Christ) chantées du haut d’un balcon par un anonyme, et ensuite la musique qui reprend lorsque les porteurs se relèvent font qu’on ne peut rester insensible.

Un capataz dirige ces porteurs qui se fient aveuglement à lui. Un coup de marteau (llamador ou martillo) leur indique lorsqu’ils doivent se lever ou se baisser.

semana_santa_sevilla_2003Les processions sont longues et durent plusieurs heures (certaines jusqu'à 15). Elles doivent passer dans de petites rues tortueuses, ce n’est pas une tâche facile.

En principe, les pénitents ne doivent ni manger ni boire pendant qu’ils défilent, mais cette règle est plus ou moins stricte selon la confrérie.

Hommes, femmes et enfants peuvent être nazarins, mais pas encore dans toutes les confréries (à la confrérie del Silencio par exemple, seuls les hommes peuvent pariciper à la procession, et dans un silence absolu.)

Personnellement, je ne suis pas du tout croyante et je n’ai aucune culture religieuse. Au début, ces sculptures m’effrayaient (surtout les Christs tâchés de sang et les Vierges pleurantes avec un pieu dans le coeur…). Mais cela fait partie de la culture de Séville, et c’est à voir au moins une fois, pour voir ce que c’est. Voir une procession en étant bien placé, avec cette musique si particulière qui ne laisse personne insensible (trompettes, tambours, cymbales), avec cette odeur d’encent et ce silence qui règne lorsque les costaleros sont au repos est quelque chose d’unique et qui ne peut se comparer à rien d’autre.

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La nuit du jeudi au vendredi (madrugá) est une nuit spéciale où les processions les plus connues défilent dans la ville (el Gran Poder, el Silencio, la Macarena, la Esperanza de Triana, etc…).

Il est très difficile de décrire la Semaine Sainte à Séville, comme je l’ai écrit plus haut c’est un mélange entre dévotion et tradition. Les gens sont extrèmement bien habillés, et après avoir vu une procession il est courant d’aller manger des tapas dans un bar en buvant de nombreuses bières ! Bref, ce n’est pas parce qu’on n’est pas croyant que ce n’est pas à voir.

Pour en savoir plus sur la Semaine Sainte à Séville:

Sites en Français

La Semaine Sainte décrite par Vanessa : cliquez ici

Semaine Sainte à Séville (wikipedia) : cliquez ici    

Sites en Espagnol

Sevilla nazarena : cliquez ici

Hermandades de Sevilla : cliquez ici   

Videos

El color de la pasión (video Google à voir en bas de la page) : cliquez ici

Quelques videos (elles ne sont pas de moi)

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13 mars 2007

Conseils et informations en vrac

C Si vous arrivez à Séville par avion, vous avez 2 solutions pour vous rendre en ville:

            - En bus “amarillos” depuis l’aéroport (toutes les 30 minutes), de 6h45 à 23h30 (pause entre 14h15 et 17h). Un trajet simple coûte 2,20€. Le bus vous laisse dans le centre (plusieurs arrêts), vous pouvez descendre vers la fac et là prendre un bus normal pour vous rendre à votre destination.

            - En taxi. Afin d’éviter les constantes arnaques pour touristes et Erasmus, un tarif officiel et fixe a été déclaré. Le trajet aéroport/Séville (n’importe où dans la ville) coûte 18,58€ en période normale, et 20,72€ en période spéciale (week-ends, à partir de 21h, pendant la Semaine Sainte ou la Feria, jours fériés). Un supplément de 0,40€ vous sera demandé par bagage de plus de 60cm. Si malgré ce tarif fixe et que vous n’êtes pas en période spéciale le chauffeur de taxi vous taxi_sevillademande plus, c’est une anarque, demandez-lui una “hoja de reclamación”. S’il voit que vous connaissez le principe des “hojas de reclamación”, il arrêtera ses histoires et vous fera payer le prix normal.

C Petite précision… En Espagne, toute entreprise ou établissement commercial (magasin, supermarché, administration, taxi, bus, avion, restaurant, etc…) a pour obligation d’avoir à disposition de ses clients une sorte de livre de plaintes appelé “libro de reclamación”. Si un établissement ne l’a pas ou refuse de vous le donner (quelque soit l’excuse), vous appelez immédiatement la Police. Elle se déplacera et une amende salée tombera sur l’établissement en question…hoja_de_reclamaci_n

Donc si vous souhaiter vous plaindre (mauvaise attention de la part d’un vendeur, avion en retard, chute dans le bus…), vous demandez une “hoja de reclamación” et vous rédigez votre plainte. C’est un document officiel, une façon de porter plainte et éventuellement de réclamer des dommages et intérêts. Il en va de soit qu’on porte plainte pour quelque chose de sérieux, pas parce qu’on a attendu 10 minutes à l’arrêt de bus et que le bus était en retard. L’entreprise a ensuite 10 jours pour vous répondre. Si elle ne le fait pas, vous pouvez aller avec votre copie de plainte à l’Organisme de protection des consommateurs.

Même si vous n’aurez jamais à vous en servir, c’est bien de connaître ce principe. Peu d’étrangers savent que cela existe, et le simple fait de le mentionner vous évitera d’éventuelles arnaques (taxi) ou on vous prendra mieux en considération (problème avec une compagnie de téléphone par exemple).

Anecdote : des amies Erasmus avaient pris un taxi à 4 pour se rendre à une soirée. Voyant qu'elles étaient étrangères, le taxi a pris la route la plus longue pour se rendre à l'endroit indiqué. Mes amies s'en sont rendu compte (le taxi faisait vraiment de grands détours afin de tarder le plus possible, c'était vraiment flagrant) et le lui ont fait remarquer. Il n'a rien voulu savoir, prétextant de fausses excuses (travaux, déviation...). Elles lui ont alors demandé le Libro de Reclamaciones. Il a alors vu qu'elles connaissaient le système, les a laisser à leur soirée et leur a fait payer le prix d'une course normale.

Dans ce cas là, elles ont bien fait, mais n'allez pas porter plainte contre tous les taxis de Séville qui font des détours ! Il y a énormément de travaux dans la ville à cause de la construction du métro, et de nombreuses routes sont coupées...

Plus d’informations sur ces fameuses “hojas de reclamación” sur cette page.

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11 mars 2007

Visite guidée de Séville

Il y a tellement de choses à voir à Séville que toute une vie ne suffirait pas. Capitale de l’Andalousie, c’est certainement une des plus belles villes du monde (et sinon, demandez-leur avis aux Sévillans!). Le ciel y est d’un bleu particulier (la chanson le dit d’ailleurs: “Sevilla tiene un color especial…”) et le soleil est présent la plupart du temps.
Un célèbre dicton populaire dit “quien no ha visto Sevilla no ha visto una maravilla” (celui qui n’a pas vu Séville n’as pas vu une merveille). Voici donc un petit aperçu de ce que vous pourrez trouver à Séville, qui mérite d’être visitée à n’importe quelle époque de l’année. (Epoque idéale tout de même : Avril-Mai-Juin)

La Cathédrale de Séville (Catedral de Sevilla)

« Une église si grande que ceux qui la verront penseront que nous étions fous »...
C'est dans cet esprit que commença la construction de la Cathédrale de Séville. C'est l'une des plus grandes cathédrales catholiques du monde, et la plus grande d'Espagne. Sa construction a débuté en 1402 et s'est poursuivie jusqu'au XVIème siècle. Ses dimensions en font le plus grand édifice gothique entièrement construit au Moyen Âge. Elle mesure 115 mètres de long, 76 mètres de large et possède 5 nefs.

La cathédrale de Séville a été construite sur l'emplacement d'une mosquée almohade du XIIème siècle. La mosquée a été convertie en cathédrale en 1248, année ou Fernando III de Castille reconquit la ville. Le minaret de la mosquée fut transformé en campanille : la Giralda. La cathédrale abrite la patronne de Séville, la Virgen de los Reyes, ainsi que de nombreuses sculptures, peintures, ainsi que le (véritable) tombeau de Christophe Colomb (authentifié il y a peu). En 1928 la cathédrale est devenue un monument national, et en 1987 elle fut reconnue comme patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO.

A voir : le Patio des orangers, la chapelle Royale, la grande sacristie, le Chœur central.

Tarif : 7,50€ plein tarif, 2€ tarif réduit (étudiant, résident, chomeur...). Gratuit le dimanche.

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La Giralda

La Giralda est l'ancien minaret de la Grande Mosquée almohade de Séville en Andalousie. Après la Reconquête de la ville, le temple musulman fut converti en cathédrale, et la Giralda en devint par conséquent le clocher. Alors que la mosquée primitive disparut suite à un tremblement de terre au XIV° siècle, et aux travaux de construction de l'actuelle cathédrale, la Giralda fut préservée et accommodée aux goûts des espagnols. Il s'agit d'un des monuments les plus importants de l'architecture hispano-musulmane, et qui constitue aujourd'hui l'emblême le plus célèbre et le plus symbolique de la ville de Séville. À tel point qu'une règle implicite d'urbanisme proscrit d'élever un bâtiment aussi haut que la Giralda (96m) dans le centre de la capitale andalouse.

source : Wikipedia

Il n’est pas très difficile d’y monter car les marches sont très plates (avant, le muezzin montait 5 fois par jour pour appeler les musulmans à la prière à dos d'âne). Suberbe vue sur la ville et la cathédrale depuis le clocher.

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L'Alcazar (Reales Alcazares de Sevilla)

L'alcazar de Séville est un palais fortifié construit initialement par les omeyyades d’Espagne à partir de 844 sous le règne de Abd al Rahman II. Ce monument sévillan a été agrandi par plusieurs successions califales et partiellement reconstruit sous un Mudéjar par Pierre Ier au XIVè siècle suite au tremblement de terre de 1356 qui détruit une grande partie de Séville. Alphonse X le Sage construit aussi un palais gothique où Charles Quint vivait. L'alcázar de Séville est depuis plus de sept siècles une résidence royale, la familla royale d'Espagne utilise aujourd'hui l'étage.

source : Wikipedia

A voir : Porte du Lion, le Palais gothique, le Salon de amiraux (construite par Isabelle la Catholique), la Cour des Demoiselles, la Cour des Poupées, les bains et les jardins.

Tarifs : 7€ (plein tarif), gratuit pour les étudiants, les personnes âgées et les résidents. Attention, fermé le lundi.

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Casa de Pilatos

La construction de la Casa de Pilatos commença à la fin du XVème siècle. C'est un palais somptueux, situé dans la vieille ville. Il s'agit d'un monument très intéressant à visiter de par la combinaison de différents styles : mudéjar, gothique et rennaissance. Il comporte également de nombreuses antiquités romaines, des peintures et un mobilier de diverses époques. (A éviter de visiter sous plus de 40° au mois de Juillet pour ne pas être rouge comme moi sur la photo !!)

Tarifs : 5€ le rez-de-chaussée, 8€ tout le palais. Gratuit le mardi après-midi.

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Place d’Espagne (Plaza de España)

Construite pour l’Expo de 1929 (Exposition universelle ibéroaméricaine), elle abrite aujourd’hui de nombreux services de l’administration espagnole (notamment le bureau des étranger, pour le NIE…). Place magnifique (surtout sous le soleil) où toutes les provinces espagnoles sont représentées en céramique.

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Parc María Luisa (Parque María Luisa)

C’est le plus grand parc urbain de Séville, il a été dessiné par un paysagiste français pour l’exposition de 1929. Il abrite de nombreux pavillons de cette exposition, comme le Pavillon . De nombreux monuments, ronds-points et places à l’intérieur de parc sont dédiés à des grands auteurs espagnols, comme Cervantes, Becquer.

A voir : le musée archéologique (fermé le lundi), Plaza de América, les Pavillons

A faire : un petit tour à vélo ou à « carosse-vélo » (on peut les louer dans le Parc) ; boire un coup dans les bars Bilindo ou Alfonso ; en été, le Bilindo et l’Alfonso se transforment en discothèques d’été à ciel ouvert.

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Archives des Indes (Archivo de Indias)

Construit en 1572, il renferme de précieux documents sur les rapports entre l’Espagne et les colonies américaines.

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Tour de l’Or (Torre del Oro)

Plantée sur la rive du Guadalquivir, la Tour de l’Or date du XIII siècle. C’est la dernière construction musulmane de la ville. A l’origine, c’était une forteresse pour protéger le port, elle était reliée à l’Alcazar.  Il existe plusieures théories pour expliquer son nom : anciennement, elle était couverte de briques/carreaux dorés (azulejos), mais on dit que c'est également dans cette tour que se déchargeait et entreposait l'or venu d'Amérique. Elle abrite aujourd’hui le musée naval.

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Université de Séville (Universidad de Sevilla, Rectorado)

L’Université de Séville est une ancienne Manufacture de Tabacs, qui fut un temps la plus grande d’Europe. On dit que dans ces lieux s’est déroullé la véritable histoire de Carmen. (D'ailleurs, c'est là où a été tourné le film, avec Paz Vega, sorti en 2003).
On peut y entrer sans problèmes pour la visiter.

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La Maestranza

Elle compte entre 12000 et 14000 places (à l’ombre ou au soleil!) et est considérée comme une des plus belles arènes d’Espagne. Elle a une forme particulière : ni ronde, ni ovale, sa forme rappelle celle d’un cœur. Elle peut se visiter et abrite un musée sur les taureaux et la corrida. Pendant la Feria de Séville, cette place accueille les meilleurs toreros du moment.

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Palais San Telmo (Palacio de San Telmo)

Ancienne école navale, ce palais est devenue la résidence de la sœur d’Isabelle II. A cete époque, le parc María Luisa faisait partie du palais.

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Quartier de Santa Cruz (Barrio de Santa Cruz)

Au Moyen-Age, c’était le quartier juif de la ville. Après la Reconquista, les Chrétiens transformèrent toutes les synagogues en églises. Il est composé de petites ruelles sinueuses, de maisons blanches aux magnifiques patios intérieurs fleuris. On y trouve beaucoup de bars, restaurants et de magasins à souvenir… Attention aux pièges à touristes !

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Triana

Triana est située sur l’autre rive du Guadalquivir. Ce quartier a vu naître les plus grands chanteurs de flamenco ainsi que de nombreux toreros. C’est un des plus beau quartiers de la ville, où peu de touristes d’aventurent. On y trouve de nombreuses ruelles pavées et de maisons décorées de mosaïques. Ancien quartier pauvre et gitan, c’est aujourd’hui un endroit à la mode et la spéculation immobilière a peu à peu fait disparaître les « corrales de vecinos » (anciennes maisons où tous les logements sont distribués autour d’un patio central). Mais Triana n’a en rien perdu son charme et c’est l’un des endroit où il fait meilleur vivre à Séville. (et c’est là où j’habite d’ailleurs !!)

A voir : la statue de Belmonte juste avant le Pont de Triana (en regardant à travers la découpe, on voit parfaitement la Giralda…), la promenade sur la calle Betis (l’après-midi, pour voir l’autre rive ensoleillée), les églises (Santa Ana, San Jacinto, el Cachorro), le quartier de Santa Ana.

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Expo 1992

L´Exposition Universelle de Séville de 1992 a surgi grâce à l´initiative de Sa Majesté le roi Juan Carlos qui, à l´occasion d´un discours historique prononcé à Santo Domingo en 1976, lança l´idée de célébrer en Espagne une grande Exposition dont le motif serait le Vème Centenaire de la Découverte de l´Amérique. A Séville, Port et Porte des Indes pendant les deux siècles de grande splendeur espagnole, et particulièrement la Isla de la Cartuja qui à cette époque était une vaste surface en friche. Espace stratégiquement situé entre les deux bras du fleuve au près du centre historique, ce qui en résultait l'emplacement parfait.

Cette Exposition a servi de stimulant pour cette ville, l'élan principal pour son développement économique et social; elle a été pourvue des infrastructures caractéristiques du XXIème siècle, en plus de la célébration elle même de l'exposition. Expo' 92 serait la nouvelle image d´une Espagne démocratique, moderne et plurale face au monde. Ce remodelage si profond incluait un nouveau réseau de circonvallations, de boulevards périphériques et d´avenues qui ont constitué les 70 Km de routes construites seulement à l'intérieur de la capitale, en plus des six nouveaux ponts sur l’historique fleuve Guadalquivir, tout un élan d'ingénierie d'avant-garde.

À cette époque fût construite la magnifique gare de Santa Justa qui a introduit en Espagne la révolution du train à grande vitesse (AVE), et qui lie dès lors Madrid- Séville à seulement deux heures et demie. La construction de la Gare de Santa Justa a libéré la rue Torneo (face à la Cartuja) du réseau ferroviaire qu´elle avait, laissant ainsi quelques kilomètres de rive libres en tant que promenade fluviale splendide.
D'autre part, le nouvel aéroport de San Pablo multiplia quatre fois sa capacité. En dernier lieu, il faut souligner aussi l´effort réalisé tant par les diverses administrations publiques que par l'initiative privée pour la création de centres hôtelières de qualité, ainsi que pour la restauration et la mise en valeur de plusieurs bâtiments historiques, travaux qui continuent jusqu'à nos jours.

Du 20 avril au 12 octobre Séville devint, plus que jamais, une ville universelle, elle accueillit 111 pays participants, le numéro de participants le plus haut de l´histoire des expositions. Parmi lesquels les principales Organisations Internationales (l'ONU, le Comité Olympique International, la Communauté Européenne, etc.) ainsi que les entreprises de premier rang, sans oublier la présence individuelle de toutes les Communautés Autonomiques espagnoles. Pendant les 176 jours de durée de l´Expo' 92 le public a répondu avec enthousiasme : plus de 41 millions de visiteurs ont été enregistrés, chiffre qui dépasse largement les prévisions de l´organisation : 15 millions de personnes ont connu l’ Expo de première main, parmi lesquels 40 % venaient d'autres pays.

Tel qu'on l'a reconnu au Xème anniversaire de la célébration, l'Exposition a constitué un grand succès en tant que modèle d'organisation et d´efficacité sur tous les niveaux.

De nos jours, plusieurs espaces scéniques singuliers, tels que le Palenque (grande place bioclimatique ayant capacité pour 1500 spectateurs), l'Auditoire, le plus grand existant en plein air de toute l´Europe (pour plus de 4000 spectateurs) ou le Théâtre Central (le seul en Espagne conçu pour accueillir les nouvelles tendances scéniques), se trouvent en plein rendement. Tout cela a été possible grâce aux travaux d'aménagement du Pavillon de Hongrie, qui figure parmi les plus singuliers et le plus beaux de l'Exposition. D´autre part, un des Pavillons précieux du point de vue architectural, est celui du Maroc qui combine la tradition et la modernité, aujourd'hui il nous ouvre ses portes en tant que Fondation des Trois Cultures de la Méditerranée (Chrétienne, Hébraïque et Musulmane). Il poursuit la continuation de l'esprit d´union entre les peuples.

L'inauguration du Parc Thématique de la Isla Mágica en 1997 sur ce qui était le lac de l'Espagne, a contribué à maintenir l'activité touristique pendant les mois d'été en devenant une destination touristique de premier ordre.

source : http://www.turismo.sevilla.org/paginas_es/expo92.asp

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Autres monuments à voir dans la ville et dans les alentours : la mairie (el ayuntamiento), église de la Magdalena (centre), basilique de la Macarena, Isla Mágica (Parc d’attraction), hôpital de “los venerables” (Santa Cruz), théâtre de la Maestranza (à côté des arènes), Théâtre Lope de Vega (à côté de l’université), le pont de Triana/Isabel II (construit par Eiffel), les 4 ponts modernes construits pour l’Expo (Puente del Alamillo, Puente de la Barqueta, Puente del V centenario, Puente del Cachorro), Italica (ruines romaines de Séville)

      

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